Abandonné dans ses bras.

C’est peut-être lorsque l’on accepte de totalement s’abandonner dans les bras de la vie que l’on se sent le moins abandonné par elle.

En tant qu’être humains nous avons sans cesse le réflexe de croire que tout dépend de notre propre capacité de contrôle.

Des milliards d’actions se produisent à chaque seconde à l’intérieur de notre propre corps comme sur l’ensemble de la planète et dans le système solaire, phénomènes sans lesquels nous ne pourrions ni vivre, ni même prendre conscience de quoi que ce soit.

D’une certaine façon, ce que l’on pourrait appeler la grande Mère universelle ne cesse de s’occuper de nous à chaque instant.

Et pourtant, nous ne voyons ni ne percevons la présence subtile de ses bras, tout occupé que nous le sommes à nos propres affaires. Il n’y a peut-être parfois que dans le véritable abandon, quand nous avons lâché prise de toute forme de contrôle, que nous reconnaissons la tendre plénitude de la vie qui nous habite et nous entoure. La majeure partie du temps, nous n’en avons même pas conscience, ce relâchement de toute tension ne se produisant que dans le sommeil profond.

Le processus de dessin est un peu comme ce lâcher prise au creux du nid de la vie, à la fois toute présence et conscience, et en même temps abandon total du nouveau-né dans les bras de sa mère.

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