Arrêt obligatoire, détours incontournables, tâtonnements garantis!

Nous l’avons déjà évoqué sur ce site, le processus de dessin est loin d’être linéaire. Il ne s’agit pas avant tout de se rendre du point « A » au point « B » de la manière la plus rapide possible. Ou du moins, si c’est ce que l’on fait, le dessin prend rarement la profondeur souhaitée. Il reste en surface, comme reflétant les limites du regard superficiel qui lui a été accordé.

C’est évident que nous préférerions toutes et tous « réussir » un dessin du premier coup, qu’il soit extraordinaire, et qu’en plus nous puissions réitérer cet exploit les « doigts dans le nez » le plus souvent possible.

En fait, si l’apparence peut à priori être saisie d’une manière « directe », à la façon d’un instantané photographique, la présence de l’être est plus difficile à capter. Celle-ci relevant de l’indicible, il nous faut parfois tourner longtemps tourner autour pour s’en infiltrer et la traduire sur papier.

Reproduire l’apparence peut dépendre en grande partie de la technique (ce que vient en quelque sorte prouver la technologie photographique en reproduisant l’apparence du sujet photographié d’un seul clic, sans intervention humaine). Saisir la présence relève par contre d’avantage du cœur et de l’amour.

Et l’amour qui offre, accueille, apprivoise, demande de l‘espace et du temps. Personne ne se sent instantanément aimé d’un seul clic, comme s’il suffisait de pousser sur un bouton et que cela était fait une fois pour toute!

L’amour qui cherche à aller « droit au but » est un amour généralement décevant.

L’amour de cœur, celui qui s’offre sans attentes ni idées préconçues, ne peut faire autrement qu’apprivoiser, qu’apprendre les chemins du don, lesquels sont imprévisibles, pleins de détours, de tâtonnements et de recommencements à zéro.

Il en va de ainsi pour le dessin de la présence. La présence qui s’imprime et s’incarne dans un dessin est souvent la signature de tout un parcours, d’une grande « histoire d’amour » avec ses élans, ses doutes, ses arrêts et reprises.

En d’autres mots, en dessin, ne craignez pas les péripéties de parcours! Les errements, les obstacles, les découragements, …et l’élan de confiance, celui de continuer malgré tout et en dépit de tout. C’est peut-être la façon la sûre et « directe » de permettre à votre dessin de prendre vie, de cette vie qui fait que le dessin reste vivant au-delà du temps, révélant des profondeurs insoupçonnées au regard qui s’y attarde!

Pour illustrer ce parcours sinueux, parsemé d’embûches à surmonter, lire l’histoire d’un dessin en processus, recommencé à quatre reprises : Tâtonnements, hésitations et reprises autour d’un visage endormi.

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