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Votre avis, s’il vous plaît…

Le modèle ou « la » modèle?

Nous avons un petit malaise depuis que nous avons lancé cet espace consacré au dessin du corps.

La principale source d’inspiration des dessins publiés sur Dessiner le corps provient de la généreuse participation de modèles volontaires féminins. Or selon le dictionnaire, le mot modèle est masculin. Ce qui fait que l’on dit, par exemple : « le modèle s’est penché », plutôt que « la modèle s’est penchée ».

Il en va ainsi du mot mannequin qui se décline au masculin, lequel provient d’ailleurs du diminutif néerlandais mannekijn (figurine) de man (homme). La grande majorité des mannequins sont féminins, pourquoi faut-il que la désignation masculine l’emporte sur la féminine.

Spontanément, une partie de la population corrige intuitivement l’appellation en parlant de « la modèle ».

De notre coté, nous avons parfois essayé d’utiliser la dénomination « la figurante », bien que ce terme relativise l’apport du modèle, la figuration se rapportant généralement à une contribution de deuxième plan dans les arts de la scène ou au cinéma.

À notre avis, la contribution du modèle à l’œuvre de l’artiste est beaucoup trop centrale pour être reléguée de façon accessoire en arrière plan.

Quel est votre avis? Que suggérez-vous? Devrions-nous « officialiser » la féminisation populaire du mot modèle en parlant de « la modèle », ou inventer un terme alternatif, telle la « posante » ou autre?

Et tant qu’à demander votre avis, cela fait bientôt trois ans que nous publions des démonstrations et articles décrivant le processus de dessin de corps. Nous avons un peu l’impression d’avoir fait le tour de certaines questions. Aimeriez-vous que l’on aborde d’autres dimensions ou détails? Vos suggestions sont les bienvenues.

Notre adresse courriel : dessinerlecorps@dessintraitdunion.net

Au menu de Dessiner le corps, …une aventure intérieure :

Quelques études sur le thème de l’abandon

abandon

Lire l’article…

Trois études d’après modèle nu

Repli et déploiement

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Étude de mouvement avec deux modèles dos à dos, l’un étant replié sur lui-même et l’autre en extension arrière. Une réflexion sur les espaces intérieurs et extérieurs.

Sur le site Dessiner le corps, …une aventure intérieure

 

Sur Dessiner au jour le jour :

Visage nu, visage intériorisé

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Dessiner le visage d’un modèle nu

 

Sur l’Atelier en ligne :

Étude – Un genou à terre

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Une étude du corps penché, un genou et les deux mains à terre, vu de trois quarts arrière.

Études de rendu avec hachures et tonalités de peau

Au menu aujourd’hui,
quelques dessins de détails
pour mieux comprendre les techniques de dessin :

Deux nouvelles études de modelé du corps au moyen de hachures…

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…publiées sur le site de L’Atelier en ligne de Dessiner le corps

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…et une nouvelle démonstration de « dessin de tendresse » sur le site Dessiner au jour le jour.

 

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« Les détails de couple enlacés ne sont pas toujours faciles à traiter sur le plan graphique, tout simplement parce que dans certaines poses il devient difficile de décoder quelle est la partie du corps qui appartient à quelle personne.

La solution graphique utilisée par beaucoup d’artistes au traves des époques pour faciliter l’identification des corps féminin et masculin, a été de démarquer fortement la couleur de peau de l’homme et de la femme. »

 

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S’enrichir en créant de l’espace et du temps

Quelqu’un, à qui il était dit que la pratique du dessin est créatrice d’espace et de temps, s’exclama : « Nous sommes riches, nous allons faire fortune, tout le monde en manque! ».

Il référait au fait qu’à notre « époque de moins en moins d’espace et de temps », celui qui découvrirait une façon de produire de l’espace et du temps ferait rapidement fortune.

Si l’espace-temps créé par la pratique du dessin n’est pas extérieurement transférable ni monnayable, cette richesse n’en constitue pas moins un réel trésor, un peu à la façon de l’héritage « caché » dans le champ par le laboureur de la fable de Jean de la Fontaine *.

Un article pour nous inviter à découvrir les espace-temps insoupçonnés de la pratique du dessin.

Lire l’article : Créer de l’espace et du temps

 

Creuser un espace intérieur

 

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Dans le même souffle, une autre démonstration de dessin pour apprivoiser cette pratique en guise de porte vers une dimension d’intériorité.

« Creuser un espace intérieur », c’est creuser un forme de grotte-refuge, à l’écart des bruits du monde extérieur et dans laquelle nous pourrons accueillir pleinement le sujet dessiné dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, sans être assujetti au regard mondain. »

Voir la démonstration

 

*Pour les personnes qui ne connaissent pas la fable du laboureur, la voici :

Le laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine:
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa morte prochaine
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins
"Gardez-vous", leur dit-il, "de vendre l’héritage.
que nous ont laissé nos parents:
Un trésor est caché dedans.
je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver; vous en viendrez à bout
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août:
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
deçà, delà, partout: si bien, qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
que le travail est un trésor.

Du dessin du corps féminin et des niveaux de profondeur…

Deux autres articles sur le thème de l’aventure intérieure du dessin…

Pourquoi le corps féminin est-il plus souvent utilisé comme sujet de dessin que le corps masculin?

La question est souvent posée et a même suscité des débats. Au-delà des choix culturels, personnels ou idéologiques, au-delà des explications psychologiques, quelques observations tirées de la pratique en atelier.

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En caressant le chat…

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Qu’est-ce qui fait la différence entre une imitation superficielle et une œuvre qui laisse transparaître des dimensions insoupçonnées de profondeur?

Avant de commencer un dessin, interrogez votre regard! Que voit-il? S’il ne voit qu’un objet extérieur, aussi séduisant soit-il, le dessin aura tendance à se limiter à une apparence extérieure.

Recherchez les « poupées russes ». Qu’y a- t-il en dedans ou en arrière de ce que vous voyez?

Lire la suite…

À la recherche du « corps intérieur »

Nous continuons sur le sujet de l’aventure intérieure du dessin…

…en commençant par un petit texte, en guise de réponse à la question : Comment distinguer un parcours intérieur de dessin par rapport à une approche plus extérieure?

“Pourquoi dessinez-vous? Si votre premier objectif est d’atteindre une certaine visibilité publique, de vous démarquer de vos pairs sur la scène des arts visuels et de réussir une carrière professionnelle à titre d’artiste, il y a des fortes possibilités pour que votre attention soit mobilisée par le regard extérieur.”

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Et pour continuer dans le même sens, un nouvel exemple d’un parcours intérieur de dessin, appliqué au thème de la relation entre le corps et la matière minérale.

Les pierres ne s’ouvrent qu’à coups d’amour!

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Rappelons que dans le cadre de l’aventure intérieure du dessin, il s’agit moins de réaliser une œuvre exceptionnelle, susceptible d’attirer une reconnaissance extérieure, que de rentrer en relation avec ce que l’on pourrait appeler le « corps intérieur ».

Retour à la pratique du dessin, ou comment se réconcilier avec « Pratica »

Quand, happé par les priorités de la survie matérielle, je quitte la pratique du dessin pour un temps, je me sens un peu comme un amant qui aurait temporairement tourné le dos à sa bien-aimée. Je peux difficilement revenir et reprendre la relation là où elle avait été laissée à elle-même, comme si de rien n’était.

En fait, je soupçonne ma pratique de dessin, appelons là « Pratica », d’être un peu jalouse. Quand je reviens la voir après mes péripéties mondaines, c’est rare qu’elle m’accueille les bras ouverts. Je dirais plutôt qu’elle me boude. La relation n’est pas facile. J’essaye de lui parler ou de faire un geste, mais elle ne me répond pas. Elle semble même insensible à mes tentatives de caresse.

Pas le choix, je finis par comprendre qu’il me faut retourner à la case départ. Lui donner du temps sans rien attendre d’elle (c’est ce que ma Pratica préfère). Elle veut que je sois tout à elle (très exigeante). Une fois réconfortée par mon attention exclusive (oui, exclusive), elle commence à s’attendrir et à se laisser séduire. Pour vous confier la vérité cela peut prendre plusieurs jours, et même plusieurs semaines, avant de gambader à nouveau main dans la main!

Arrêt obligatoire

détours incontournables

tâtonnements garantis

 

Nous préférerions toutes et tous « réussir » un dessin du premier coup, qu’il soit tout simplement extraordinaire! Malheureusement, il n’y a pas de truc ou raccourci garanti. Le processus de dessin est rarement linéaire. Il ne s’agit pas avant tout de se rendre du point « A » au point « B » de la manière la plus rapide possible. Ou du moins, si c’est ce que l’on fait, le dessin prend rarement la profondeur souhaitée. Il reste en surface, comme reflétant les limites du regard superficiel qui lui a été accordé.

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Pour illustrer ce parcours sinueux, parsemé d’embûches à surmonter, lire l’histoire d’un dessin en processus, recommencé à quatre reprises :

Tâtonnements, hésitations et reprises autour d’un visage endormi

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« Dessiner un visage endormi ramène à cette présence paisible qui émane de l’être lorsque celui-ci cesse de s’agiter. Peut importe l’âge de la personne qui dort, il y a toujours de l’enfance qui affleure du corps en repos.

La personne qui dort a d’une certaine façon déjà retrouvé son foyer de paix intérieur. Ce qui n’est pas nécessairement le cas de la personne qui est en train de la dessiner. »

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Apprivoiser sa propre différence

apprivoiser-difference Une nouvelle participation au livre Nus, devant le corps nu. Cette fois-ci le modèle et l’artiste sont une seule et même personne, le regard porté sur le corps de l’autre devenant le regard d’apprivoisement de sa propre différence.

“…Je me souviens de cette session de photos. Je me sentais tellement mal dans ma peau à cette époque. J’avais peur de me dévoiler, je me sentais si coincée dans mes blessures, dans ma façon de me voir.

J’avais à la fois très envie de me dévoiler, comme pour me libérer de cette tension terrible et destructive que je portais au travers du regard porté sur moi-même. Mais c’était difficile, je devais combattre la honte, la honte de montrer mon visage et mon corps tel quel.”

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