Archives du mot-clé art

Votre avis, s’il vous plaît…

Le modèle ou « la » modèle?

Nous avons un petit malaise depuis que nous avons lancé cet espace consacré au dessin du corps.

La principale source d’inspiration des dessins publiés sur Dessiner le corps provient de la généreuse participation de modèles volontaires féminins. Or selon le dictionnaire, le mot modèle est masculin. Ce qui fait que l’on dit, par exemple : « le modèle s’est penché », plutôt que « la modèle s’est penchée ».

Il en va ainsi du mot mannequin qui se décline au masculin, lequel provient d’ailleurs du diminutif néerlandais mannekijn (figurine) de man (homme). La grande majorité des mannequins sont féminins, pourquoi faut-il que la désignation masculine l’emporte sur la féminine.

Spontanément, une partie de la population corrige intuitivement l’appellation en parlant de « la modèle ».

De notre coté, nous avons parfois essayé d’utiliser la dénomination « la figurante », bien que ce terme relativise l’apport du modèle, la figuration se rapportant généralement à une contribution de deuxième plan dans les arts de la scène ou au cinéma.

À notre avis, la contribution du modèle à l’œuvre de l’artiste est beaucoup trop centrale pour être reléguée de façon accessoire en arrière plan.

Quel est votre avis? Que suggérez-vous? Devrions-nous « officialiser » la féminisation populaire du mot modèle en parlant de « la modèle », ou inventer un terme alternatif, telle la « posante » ou autre?

Et tant qu’à demander votre avis, cela fait bientôt trois ans que nous publions des démonstrations et articles décrivant le processus de dessin de corps. Nous avons un peu l’impression d’avoir fait le tour de certaines questions. Aimeriez-vous que l’on aborde d’autres dimensions ou détails? Vos suggestions sont les bienvenues.

Notre adresse courriel : dessinerlecorps@dessintraitdunion.net

Au menu de Dessiner le corps, …une aventure intérieure :

Quelques études sur le thème de l’abandon

abandon

Lire l’article…

Trois études d’après modèle nu

Repli et déploiement

extension-flexion-3

Étude de mouvement avec deux modèles dos à dos, l’un étant replié sur lui-même et l’autre en extension arrière. Une réflexion sur les espaces intérieurs et extérieurs.

Sur le site Dessiner le corps, …une aventure intérieure

 

Sur Dessiner au jour le jour :

Visage nu, visage intériorisé

visage-nu-3

Dessiner le visage d’un modèle nu

 

Sur l’Atelier en ligne :

Étude – Un genou à terre

genou-terre-3

Une étude du corps penché, un genou et les deux mains à terre, vu de trois quarts arrière.

Études de rendu avec hachures et tonalités de peau

Au menu aujourd’hui,
quelques dessins de détails
pour mieux comprendre les techniques de dessin :

Deux nouvelles études de modelé du corps au moyen de hachures…

etude-hachures-2

…publiées sur le site de L’Atelier en ligne de Dessiner le corps

etude-hachures-5

 

…et une nouvelle démonstration de « dessin de tendresse » sur le site Dessiner au jour le jour.

 

couple-bras-3

« Les détails de couple enlacés ne sont pas toujours faciles à traiter sur le plan graphique, tout simplement parce que dans certaines poses il devient difficile de décoder quelle est la partie du corps qui appartient à quelle personne.

La solution graphique utilisée par beaucoup d’artistes au traves des époques pour faciliter l’identification des corps féminin et masculin, a été de démarquer fortement la couleur de peau de l’homme et de la femme. »

 

Lire l’article

S’enrichir en créant de l’espace et du temps

Quelqu’un, à qui il était dit que la pratique du dessin est créatrice d’espace et de temps, s’exclama : « Nous sommes riches, nous allons faire fortune, tout le monde en manque! ».

Il référait au fait qu’à notre « époque de moins en moins d’espace et de temps », celui qui découvrirait une façon de produire de l’espace et du temps ferait rapidement fortune.

Si l’espace-temps créé par la pratique du dessin n’est pas extérieurement transférable ni monnayable, cette richesse n’en constitue pas moins un réel trésor, un peu à la façon de l’héritage « caché » dans le champ par le laboureur de la fable de Jean de la Fontaine *.

Un article pour nous inviter à découvrir les espace-temps insoupçonnés de la pratique du dessin.

Lire l’article : Créer de l’espace et du temps

 

Creuser un espace intérieur

 

dessin-creuser-4

Dans le même souffle, une autre démonstration de dessin pour apprivoiser cette pratique en guise de porte vers une dimension d’intériorité.

« Creuser un espace intérieur », c’est creuser un forme de grotte-refuge, à l’écart des bruits du monde extérieur et dans laquelle nous pourrons accueillir pleinement le sujet dessiné dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, sans être assujetti au regard mondain. »

Voir la démonstration

 

*Pour les personnes qui ne connaissent pas la fable du laboureur, la voici :

Le laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine:
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa morte prochaine
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins
"Gardez-vous", leur dit-il, "de vendre l’héritage.
que nous ont laissé nos parents:
Un trésor est caché dedans.
je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver; vous en viendrez à bout
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août:
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
deçà, delà, partout: si bien, qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
que le travail est un trésor.

Du dessin du corps féminin et des niveaux de profondeur…

Deux autres articles sur le thème de l’aventure intérieure du dessin…

Pourquoi le corps féminin est-il plus souvent utilisé comme sujet de dessin que le corps masculin?

La question est souvent posée et a même suscité des débats. Au-delà des choix culturels, personnels ou idéologiques, au-delà des explications psychologiques, quelques observations tirées de la pratique en atelier.

Lire l’article

 

En caressant le chat…

caresse-chat-5

Qu’est-ce qui fait la différence entre une imitation superficielle et une œuvre qui laisse transparaître des dimensions insoupçonnées de profondeur?

Avant de commencer un dessin, interrogez votre regard! Que voit-il? S’il ne voit qu’un objet extérieur, aussi séduisant soit-il, le dessin aura tendance à se limiter à une apparence extérieure.

Recherchez les « poupées russes ». Qu’y a- t-il en dedans ou en arrière de ce que vous voyez?

Lire la suite…

À la recherche du « corps intérieur »

Nous continuons sur le sujet de l’aventure intérieure du dessin…

…en commençant par un petit texte, en guise de réponse à la question : Comment distinguer un parcours intérieur de dessin par rapport à une approche plus extérieure?

“Pourquoi dessinez-vous? Si votre premier objectif est d’atteindre une certaine visibilité publique, de vous démarquer de vos pairs sur la scène des arts visuels et de réussir une carrière professionnelle à titre d’artiste, il y a des fortes possibilités pour que votre attention soit mobilisée par le regard extérieur.”

Lire la suite

Et pour continuer dans le même sens, un nouvel exemple d’un parcours intérieur de dessin, appliqué au thème de la relation entre le corps et la matière minérale.

Les pierres ne s’ouvrent qu’à coups d’amour!

corps-pierre-1

 

Lire l’article

Rappelons que dans le cadre de l’aventure intérieure du dessin, il s’agit moins de réaliser une œuvre exceptionnelle, susceptible d’attirer une reconnaissance extérieure, que de rentrer en relation avec ce que l’on pourrait appeler le « corps intérieur ».

Retour à la pratique du dessin, ou comment se réconcilier avec « Pratica »

Quand, happé par les priorités de la survie matérielle, je quitte la pratique du dessin pour un temps, je me sens un peu comme un amant qui aurait temporairement tourné le dos à sa bien-aimée. Je peux difficilement revenir et reprendre la relation là où elle avait été laissée à elle-même, comme si de rien n’était.

En fait, je soupçonne ma pratique de dessin, appelons là « Pratica », d’être un peu jalouse. Quand je reviens la voir après mes péripéties mondaines, c’est rare qu’elle m’accueille les bras ouverts. Je dirais plutôt qu’elle me boude. La relation n’est pas facile. J’essaye de lui parler ou de faire un geste, mais elle ne me répond pas. Elle semble même insensible à mes tentatives de caresse.

Pas le choix, je finis par comprendre qu’il me faut retourner à la case départ. Lui donner du temps sans rien attendre d’elle (c’est ce que ma Pratica préfère). Elle veut que je sois tout à elle (très exigeante). Une fois réconfortée par mon attention exclusive (oui, exclusive), elle commence à s’attendrir et à se laisser séduire. Pour vous confier la vérité cela peut prendre plusieurs jours, et même plusieurs semaines, avant de gambader à nouveau main dans la main!

Arrêt obligatoire

détours incontournables

tâtonnements garantis

 

Nous préférerions toutes et tous « réussir » un dessin du premier coup, qu’il soit tout simplement extraordinaire! Malheureusement, il n’y a pas de truc ou raccourci garanti. Le processus de dessin est rarement linéaire. Il ne s’agit pas avant tout de se rendre du point « A » au point « B » de la manière la plus rapide possible. Ou du moins, si c’est ce que l’on fait, le dessin prend rarement la profondeur souhaitée. Il reste en surface, comme reflétant les limites du regard superficiel qui lui a été accordé.

Lire l’article

Pour illustrer ce parcours sinueux, parsemé d’embûches à surmonter, lire l’histoire d’un dessin en processus, recommencé à quatre reprises :

Tâtonnements, hésitations et reprises autour d’un visage endormi

visage-endormi

« Dessiner un visage endormi ramène à cette présence paisible qui émane de l’être lorsque celui-ci cesse de s’agiter. Peut importe l’âge de la personne qui dort, il y a toujours de l’enfance qui affleure du corps en repos.

La personne qui dort a d’une certaine façon déjà retrouvé son foyer de paix intérieur. Ce qui n’est pas nécessairement le cas de la personne qui est en train de la dessiner. »

Voir l’ensemble de l’article

 

Apprivoiser sa propre différence

apprivoiser-difference Une nouvelle participation au livre Nus, devant le corps nu. Cette fois-ci le modèle et l’artiste sont une seule et même personne, le regard porté sur le corps de l’autre devenant le regard d’apprivoisement de sa propre différence.

“…Je me souviens de cette session de photos. Je me sentais tellement mal dans ma peau à cette époque. J’avais peur de me dévoiler, je me sentais si coincée dans mes blessures, dans ma façon de me voir.

J’avais à la fois très envie de me dévoiler, comme pour me libérer de cette tension terrible et destructive que je portais au travers du regard porté sur moi-même. Mais c’était difficile, je devais combattre la honte, la honte de montrer mon visage et mon corps tel quel.”

Voir l’ensemble du texte et de la suite d’images

Portrait nu et dimension artistique

Comment aborder le portrait nu en art?

portrait-couple-naturiste-2

Supposons que vous étiez vous-mêmes nus, en compagnie de votre conjoint ou conjointe, debout tous les deux, exposés au regard de la personne qui tient le crayon, le pinceau ou l’appareil photo… Comment aimeriez-vous être regardé, ou quel genre de regard voudriez-vous que l’on ne pose pas sur vous?

Lire l’article

Portrait nu de la maternité

Sur l’espace-partage Dessiner la naissance de la vie, Nous publions une belle participation qui nous vient de Méli, sur le thème de la femme enceinte, et qui est tirée de livre numérique en préparation intitulé Nus devant le corps nu.

enceinte-1

Porter la vie

“Accepter de se laisser traverser, de se laisser habiter, et transformer de l’intérieur par à la fois l’infiniment plus petit, et l’infiniment plus grand. Par le germe de la Vie.”

Voir l’article : Embrasser la réalité de la maternité en la dessinant

 

 

Le portrait nu dans l’art

sur Oser poser-nu-e

Une refonte de deux textes publiés dans Dessiné le corps, à titre de réflexion sur le portrait nu dans l’histoire de l’art. En voici quelques extraits :

Parmi toutes les représentations de nu que l’on peut recenser dans l’histoire de l’art, il n’y a pas tant de « portraits nus », c’est-à-dire d’images qui désignent une personne spécifique tout en la révélant dans sa nudité.

Durant des siècles et des siècles, une sorte de séparation implicite a subsisté entre l’art du portrait et l’art du nu, comme si les deux ne pouvaient être mariés. Le portrait personnalisé s’opposant en quelque sorte au nu que l’on voulait plus universel et dépersonnalisé, polarisation confirmée par le fait que culturellement les artistes ont eu tendance à séparer ce qu’on pourrait appeler l’art du visage, et l’art du corps.

La rencontre face à face avec une personne nue nous renvoie à notre propre fragilité d’être. Il nous rappelle aussi que « l’autre » corps, en effet de miroir, n’est pas aussi séparé de notre propre corps que nos perceptions voudraient nous le faire croire, l’un et l’autre partageant la même vulnérabilité et condition d’être humain.

Lire l’ensemble de l’article

Nouveaux articles sur le regard et le corps

Bulletin de la rentrée – 28 août 2011

La parole du corps

 

couple-branche-4 Le corps parle, le corps est porte-parole, il est porteur de message et de sens, autant par ses formes, ses couleurs, son état, son jeu d’ombres et de lumière, son attitude et ses poses que par ses gestes.

Quelques mots sur l’expression du corps à partir d’un dessin représentant un couple naturiste.

Lire l’article sur l’espace Dessiner au jour le jour.

Livre numérique « Nus devant le corps nu », date de tombée reportée

nus-devant-le-corps-nu-3-20 À quoi pense l’artiste ou le photographe quand il dessine ou photographie le corps nu? Quel regard pose-t-il sur la nudité du modèle? Et le modèle, comment perçoit-il le regard porté vers son corps? C’est à cette question que tente de répondre le projet de livre numérique « Nus devant le corps nu » Les artistes et modèles sont invités à dévoiler ce qui habituellement reste caché dans la séance de pose nue : leur propre regard. Lire l’invitation à participer en racontant une séance de pose avec modèle nu au moyen de croquis et de textes.

La date de livraison du contenu, antérieurement fixée pour le 15 août est reportée au 21 septembre, compte tenu des vacances d‘été et des demandes que nous avons reçues en ce sens.

Pour les personnes qui voudraient voir un exemple de témoignage illustré, nous en publions un premier extrait sur le site consacré au regard et au corps, dans l’article « Portrait nu dévoilé »

modele-nu-2

Je passe la majeure partie de mon temps à la « pêche à la présence ». En fait, je ne prête pas plus d’attention aux détails du corps du modèle qu’un pêcheur ne porte d’attention à la forme ou à la couleur des vagues et de l’eau dans laquelle il a tendu sa ligne.

Je sais seulement que c’est du corps que va surgir la présence, comme le pêcheur sais que c’est de l’eau que va sortir le poisson, même s’il ne le voit pas.

Lire la suite…

 

3 nouveaux articles sur Oser poser nu-e

 

LogoOserPoserNue-250

La première fois que j’ai posé nueLes femmes font face à d’importantes attentes concernant leur apparence physique, ce qui fait qu’elles ont tendance à se juger et à se critiquer beaucoup plus fréquemment que les hommes. Une fois la barrière des appréhensions franchie, un tout nouvel espace d’exploration et de découverte se révèle…

Tout montrer, mais le montrer avec soinAu lieu de fuir les regards interrogateurs posés sur son corps et l’handicap qu’il porte, Rolland St-Gelais a décidé d’offrir sa différence et son image de façon créative. Pratiquant l’art difficile de l’autoportrait photographique sans complaisance ni apitoiement, il accepte de poser un regard à la fois franc et accueillant sur son corps, regard que bien peu de personnes, même parmi les plus « avantagés » acceptent de s’accorder.

Et le deuxième épisode du feuilleton d’Annick et Jean-François, Poser nue: du rêve à réalité

Instant d’été, corps atypiques et croquis de détails

Bulletin du 31 juillet 2011

Une formule de bulletin allégée pour la belle saison (personne ne veut passer trop de temps à lire ses courriels durant ses vacances)!

Instant d’été

instant-ete-2

Une petite réflexion intérieure sur le processus de dessin, inspirée par un instantané photographique saisi au bord de l’eau. Publié dans l’espace Dessiner au jour le jour.

Croquis de corps atypiques

claudie-gimeno

Une nouvelle participation au site sur le corps différent et hors norme, envoyée cette fois-ci par une artiste peintre française, Claudie Gimeno

Nouvel exercice avec rehauts d’aquarelle

Vous voulez pratiquer le dessin du corps au naturel mais tout le monde est en vacances et personne ne veut prendre la pose?

Faites des croquis de détails!

jambes-arbre-3

Appel de participation au livre collectif “Nus devant le corps nu”

Racontez une séance de dessin ou de photos d’après modèle nu en dévoilant ce qui habituellement reste caché : votre propre regard face au corps nu!

Bulletin spécial

Le premier objectif de Dessiner le corps avec tendresse est d’offrir un nouveau regard au corps, moins jugeant et plus tendre, au moyen de la pratique du dessin.

L’équipe lance une toute nouvelle initiative pour appuyer cette démarche : un recueil collectif d’images et de témoignages intitulé « Nus devant le corps nu ».

nus-devant-le-corps-nu-3-50

L’originalité de cette activité de participation tient au fait qu’au-delà de la représentation du corps nu, le regard même de la personne qui tient le crayon ou l’appareil photo est mis à nu

Artistes, photographes, modèles et simples participants sont cordialement invités à participer à la démarche!

C’est très simple : réalisez une dizaine de croquis ou de dessins d’après la même séance de pose et commentez chacune des images en témoignant de ce que vous avez vécu intérieurement face au sujet, du regard que vous avez posé sur le corps, et éventuellement de ce qui a été partagé avec le modèle.

Les dessins peuvent être de simples croquis ou esquisses, ou même des traçages des photos, ou encore des œuvres plus achevées. Nulle nécessité de performer sur le plan artistique, ce qui importe, c’est la sincérité du témoignage. Au minimum, quelques lignes de crayon accompagnées de quelques lignes de texte suffisent.

Il est aussi possible de décrire une session d’autoportrait nu, et les modèles sont chaleureusement invités à participer en témoignant de leur perception du regard partagé lors d’une séance de pose.

Les témoignages seront diffusés sur le web et sous forme d’un e-Book portant le titre Nus devant le corps nu. Les artistes, photographes, modèles et autres participants pourront indiquer leurs coordonnées et partager eux-mêmes l’e-Book sur leur site et dans leurs réseaux. Il est entendu que les artistes conservent leurs droits sur le matériel envoyé.

Pour s’inscrire ou envoyer des textes et dessins, écrire à envois@dessintraitdunion.net

Date de tombé pour la première publication : 15 août 2011

Abonnez-vous au bulletin pour être tenu au courant de tous les détails.

Mise au monde d’un dessin, messages pour le corps et premier portrait-passion

Bulletin du 19 juin

L’accouchement d’un dessin

Petite histoire d’un dessin, de ce qui l’a inspiré, et de sa mise au monde jusqu’à sa diffusion sous forme d’affiche.

enfantement-250 Comme précédemment mentionné, le processus « d’accouchement d’une œuvre » est très similaire dans ses étapes, et même ses ressentis, à celui de l’accouchement d’un bébé.

La similitude est évidente pour toute personne qui prend le temps d’écouter cette dimension en sa propre intériorité, peu importe le fait qu’elle ait elle-même vécu un accouchement ou non, et qu’elle soit un homme ou une femme.

Lire l’article

 

Images-Messages pour le corps

tristesse-mers-200 Un nouvel espace consacré au dessin du corps vient d’être créé. Cette fois-ci, c’est un espace de diffusion d’affiches-messages portant sur le corps, autant sur le corps de l’être humain que celui de l’ensemble des êtres vivants et de la planète. Les messages se présentent sous forme de petites affiches à imprimer en plein format (lettre ou A4). Chacun est invité à reproduire et à diffuser librement les affiches du site web “Messages pour le corps” pour autant que le contenu, textes et images, soit reproduit intégralement. Trois images-messages sur l’environnement et le corps sont déjà disponibles.

Visitez le site.

BuencaRmino, un premier portrait-passion

Cela faisait longtemps que nous voulions le faire, ouvrir une rubrique pour faire connaître des personnes ou des initiatives qui partagent activement leur passion du corps et du dessin. C’est fait, et le premier article présente le blog BuencaRmino, Écrire dessiner coacher jubiler VIVRE.

Quelques mots glanés sur le blog, auxquels l’équipe de Dessiner le corps ne peut qu’adhérer :

« Dessiner, c’est d’abord écouter avec les yeux. Se mettre à l’école de la bienveillance. Aimer. »

« La pratique régulière du dessin, même en l’absence de progrès notable, a pour effet de transformer le regard. »

nu-rose-buencarmino_200

Lire l’article BuencaRmino,
la passion de vivre passe par le corps

Visiter le blog

Études de contraction et copie du corps d’un personnage de BD

Bulletin du 12 juin 2011

Apprendre à dessiner le corps en copiant des personnages de BD

copie-bd Une des meilleures manières d’apprendre à dessiner reste encore tout simplement de copier. C’est la manière la plus directe, la plus rapide et la plus fréquemment utilisée au travers des âges.

Ceci dit, est-ce qu’il est possible d’apprendre à dessiner le corps en copiant des bandes dessinées?

Lire la réponse dans l’article publié sur le sujet dans l’atelier Dessiner le corps. Nous vous proposons un exercice de copie de personnages de bande dessinée de Paul Cuvelier, le père de Corentin.

 

Trois études de dessin pour une scène d’accouchement

etude-contraction-200 Les « études » préliminaires à la réalisation d’un dessin, ces esquisses que l’artiste entreprend pour mieux étudier son sujet, constituent une merveilleuse façon d’approfondir le regard porté sur la vie.

Sur l’espace Dessiner au jour la jour, trois nouvelles études réalisées sur le thème des contractions, ces phases intenses de l’accouchement dans lesquelles tout le corps se mobilise pour préparer la mise au monde du nouveau-né.

Appel d’images sur le corps en scène

Nous recherchons des photos et de l’information sur les artistes utilisant le corps nu ou peu habillé sur scène, en danse, théâtre et performance. Ces photos serviront de modèles créer des œuvres-hommage aux artistes de la scène dans le nouvel espace consacré au dessin du corps en scène et en danse.

corps-danse-nu-2-320

Esquisse avec rehaut d’aquarelle inspirée d’une image trouvée sur le forum Naked on Stage

Le secret pour dessiner la vie

Le secret ultime se ramène toujours à une question de « présence » : Soyez pleinement là, en face du modèle ou de l’œuvre, non pas dans vos idées, rêves ou attentes, mais tout simplement en état de disponibilité de cœur et d’esprit.

Ce qui anime la démarche artistique de l’intérieur se ramène à un acte d’amour. Or il est impossible d’aimer sans être présent. Qui veut d’une amante ou d’un amant non présent, perdu dans ses pensées, principes ou rêves?

Lorsqu’en amour la personne qui vous fait face disparaît dans ses propres préoccupations, vous ne sous sentez pas vu! Il en va de même avec le modèle ou l’œuvre, il vous est impossible de réellement les voir si vous ne leur êtes pas présent, si votre vision est embuée par vos idées préconçues ou états émotifs.

Être présent, c’est voir, et voir c’est reconnaître.

Une fois que le sujet ou modèle est pleinement vu, reconnu et entendu, il devient possible de plonger librement dans la réalisation du dessin. Comme des comédiens qui n’ont plus qu’à habiter le personnage, ayant reçu et déjà profondément « compris » le scénario de la scène qu’ils ont à interpréter.

Tel que mentionné en ces pages, les artistes visuels sont un peu des « comédiens du dedans » (lire à ce sujet l’article Accepter de se mouiller, d’être partie prenante). Tout comme les acteurs ou actrices, ils incarnent le personnage représenté, sauf qu’ils le font dans un mode beaucoup plus intériorisé et apparemment moins démonstratif.

Dans ce processus d’incarnation d’une scène, d’un visage ou d’un corps, la personne qui tient le crayon s’appuie à la fois sur le reflet extérieur, l’image qui est renvoyée par le miroir du monde, et sur la rencontre intime avec l’être reflété, découvert cette fois-ci à l’intérieur de lui-même.

Et c’est là une des clés pour tout artiste ou artisan sur ce chemin de l’intériorité : la conviction absolue que l’être que l’on croit n’exister qu’en dehors de nous, est en fait déjà pleinement vivant à l’intérieur de nous.

Sans cette conviction, le comédien, romancier, ou artiste visuel est condamné à une incessante quête d’information supplémentaire pour alimenter un mimétisme voué à l’échec, n’arrivant jamais à engendrer un reflet satisfaisant de l’être représenté, l’ingrédient essentiel lui faisant défaut.

Peu importe le nom que l’on attribue à cet ingrédient essentiel : ce qui anime l’être par l’intérieur, sa présence, son âme ou son esprit. Sans cet ingrédient, la représentation de l’être est comme une coquille vide, une empreinte stérile, un fossile figé, un masque de plastique, une apparence dépossédée de sa vie.

Lire aussi à ce sujet Comment dessiner un être vivant.

 

Comment dessiner un être « vivant »

Dessiner un être vivant suit le même processus que la création de la vie. Pour engendrer un être vivant sur papier, cet être demande à être préalablement « accueilli » et reconnu en notre propre intériorité

La vie ne peut germer et fleurir sans avoir été accueillie. Sur le plan biologique, cet « accueil » de la vie débute par une planète « tendre », humide, qui reçoit en ses eaux les rayons du soleil.

Cette réception se réactualise lorsque la semence d’une espèce végétale est accueillie dans une terre perméable et fertile.

L’être humain, à son tour, ne peut s’élancer dans la vie sans avoir été au préalable accueilli dans les profondeurs matricielles d’une femme.

Il en est ainsi de l’engendrement d’un être vivant sur papier, lequel demande à être préalablement accueilli dans une âme tendre avant de pouvoir prendre vie sur papier.

Sans espace intérieur, sans la capacité de l’être humain d’accueillir la vie en son intériorité, et d’en reconnaître la présence vivante en dedans de lui-même, il ne pourrait même pas concevoir la possibilité de donner vie à cette présence au travers d’une œuvre.

Juste par sa capacité de nommer, une fleur, un animal ou tout autre être vivant, l’être humain a déjà reconnu l’existence de cette forme de vie en lui.

Ce processus d’accueil, de reconnaissance, de conception et d’accouchement sur papier est dans bien des cas relativement inconscient.

Lorsque qu’un petit enfant ou un adulte dessine une forme de vie, même machinalement quand ce dernier gribouille en parlant au téléphone, il accouche de ce qui a déjà été conçu et reconnu en lui.

Ce même processus, presque automatique et inhérent à la nature humaine, peut prendre de l’ampleur et devenir plus conscient au travers de la pratique artistique, à la condition de lui accorder un espace dédié.

Que veut dire un « espace dédié »?

Un espace dédié est un espace que l’on accorde consciemment à la forme de vie que l’on cherche à incarner.

Cet espace se mesure à la fois en termes d’espace physique et en termes de temps, offert autant intérieurement qu’extérieurement,

Un comédien, par exemple, peut consacrer des mois de présence presque obsessive au personnage qu’il cherche à incarner, à la fois en étudiant ses comportements extérieurs, et en même temps en le vivant de l’intérieur, comme s’il était lui-même dans la peau de celui-ci. Ce même personnage finit effectivement par prendre une grande place dans sa vie.

Certains peintres prennent tout autant de temps pour accoucher d’un simple portrait. Ils vont « porter » le visage de leur modèle avec eux dans l’ensemble de leurs activités, comme une femme enceinte porte son enfant en elle où qu’elle soit. Cet espace consacré à l’être représenté peut se signer sous diverses formes, par exemple en entretenant un cahier de croquis, en prenant le temps de faire des esquisses d’après modèle, ou en préparant soigneusement la surface d’une toile vierge qui lui destinée.

À l’inverse, le manque d’espace menace la vie, en commençant par toute forme de vie biologique. Aucun être vivant ne peut survivre s’il est confiné à un espace trop étroit pour le laisser croître. Appliqué au dessin, le manque d’espace limite à des actions de reproduction mécanique, compromettant la petite étincelle de vie qui fait la différence.

Pour revenir à l’essentiel de notre question, comment dessiner la vie?, la réponse au plus simple est : en lui accordant de l’espace!

Lire aussi à ce sujet Le secret pour dessiner la vie.