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Portrait nu et dimension artistique

Comment aborder le portrait nu en art?

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Supposons que vous étiez vous-mêmes nus, en compagnie de votre conjoint ou conjointe, debout tous les deux, exposés au regard de la personne qui tient le crayon, le pinceau ou l’appareil photo… Comment aimeriez-vous être regardé, ou quel genre de regard voudriez-vous que l’on ne pose pas sur vous?

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Portrait nu de la maternité

Sur l’espace-partage Dessiner la naissance de la vie, Nous publions une belle participation qui nous vient de Méli, sur le thème de la femme enceinte, et qui est tirée de livre numérique en préparation intitulé Nus devant le corps nu.

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Porter la vie

“Accepter de se laisser traverser, de se laisser habiter, et transformer de l’intérieur par à la fois l’infiniment plus petit, et l’infiniment plus grand. Par le germe de la Vie.”

Voir l’article : Embrasser la réalité de la maternité en la dessinant

 

 

Le portrait nu dans l’art

sur Oser poser-nu-e

Une refonte de deux textes publiés dans Dessiné le corps, à titre de réflexion sur le portrait nu dans l’histoire de l’art. En voici quelques extraits :

Parmi toutes les représentations de nu que l’on peut recenser dans l’histoire de l’art, il n’y a pas tant de « portraits nus », c’est-à-dire d’images qui désignent une personne spécifique tout en la révélant dans sa nudité.

Durant des siècles et des siècles, une sorte de séparation implicite a subsisté entre l’art du portrait et l’art du nu, comme si les deux ne pouvaient être mariés. Le portrait personnalisé s’opposant en quelque sorte au nu que l’on voulait plus universel et dépersonnalisé, polarisation confirmée par le fait que culturellement les artistes ont eu tendance à séparer ce qu’on pourrait appeler l’art du visage, et l’art du corps.

La rencontre face à face avec une personne nue nous renvoie à notre propre fragilité d’être. Il nous rappelle aussi que « l’autre » corps, en effet de miroir, n’est pas aussi séparé de notre propre corps que nos perceptions voudraient nous le faire croire, l’un et l’autre partageant la même vulnérabilité et condition d’être humain.

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Genèse du dessin

Le processus de dessin suit la même évolution que la vie.

La vie se développe à partir d’une forme extrêmement embryonnaire. Les traits d’un fœtus de quelques semaines sont imprécis et flous et se dégagent à peine d’un volume sphérique à son plus simple.

Le nouveau-né conserve à sa naissance les formes rondes de l’embryon. Au fil des années les traits vont se préciser. Bien que certaines transformations viendront bouleverser tout le long de la vie un portrait qui semblait acquis.

Il en va de même avec la création d’un dessin. Les premières lignes s’élancent à vide sur la surface vierge du papier. Elles tentent de cerner une forme encore floue et imprécise.

Puis à force de caresser les contours, le crayon commence à préciser les lignes. L’être apparaît dans ce qui lui est plus spécifique, propre à lui-même. Il devient reconnaissable même si ce n’est encore qu’une esquisse de sa présence.

Croquis d'un couple naturiste

Puis au cours de l’évolution du dessin, il peut y avoir une replongée dans le flou et l’imprécision, par exemple lors de l’ajout sommaire des valeurs. Le peu de points de repère qui semblait acquis fait mine de disparaître et la forme redevient plus évanescente.

Mise en valeur sommaire

Puis le processus de définition de la forme reprend son cours, le crayon venant repréciser ce qui était devenu plus confus.

Détail

D’autres fois l’efface viendra rouvrir l’espace de ce qui semblait trop fermé pour que le jeu de la redéfinition puisse reprendre avec de légères réorientations.

C’est dans ce va et vient continuel entre le plus flou et le moins flou que la vie, comme un ruisseau de printemps, va dessiner son parcours et creuser son lit de rivière.

Détail dela mise en valeur

Portrait nu

Chaque portrait est une rencontre. Une rencontre intime et silencieuse qui prend tout son temps, s’étirant sur plusieurs heures,  et souvent plusieurs jours.

C’est une rencontre marquante, en ce sens qu’on ne l’oubliera jamais. La personne que l’on a dessinée est gravée dans l’âme, le cœur et le corps.

Peu importe que l’on ne l’ait jamais connue, que l’on ne sache d’elle ni son nom ni son origine, le seul fait de l’avoir longuement accueillie par le regard, et de l’avoir patiemment inscrite au crayon sur papier, est une forme de déclaration d’amour : Toi, que j’ai reconnue sans te connaître, je ne t’oublierai jamais plus !

Comme dans la vie, lorsque l’on marche à la rencontre d’une personne, cela prend un temps pour qu’elle se révèle. Au début, c’est une silhouette hésitante et imprécise qui apparaît lentement au détour d’une plage brumeuse.

Couple naturiste

Et puis comme une fleur qui se découvre dans la rosée du matin, cette ombre évanescente prend chair et apparaît, dans toute sa présence intacte et incontournable.

Couple naturiste

Source d’inspiration du dessin : Photo tirée d’une publication naturiste