Archives du mot-clé dessiner

Saison estivale : Dessiner le corps prend le large!

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Dessiner le corps suivra cet été un itinéraire plus vacancier, l’équipage met les voiles et part à l’aventure.

Moins de tutoriels et de détails techniques, plus de découvertes, de partages informels et de petits trucs légers, et aussi une chaleureuse invitation à participer à diverses activités conviviales et collectives.

En canot, en voilier, à la nage, en vélo ou à pied, nous explorerons de ci et de là divers sentiers : le dessin et la photo du corps en nature et au naturel, les croquis et tracés avec rehauts à l’aquarelle, les mouvements du corps en liberté et la libération du corps du carcan des idées et images préconçues.

Désirez-vous nous accompagner en randonnée? C’est très simple : un bloc de papier, quelques crayons, un pinceau, une boite d’aquarelle, et si le cœur vous en dit un petit appareil photo. C’est tout. Votre sujet : le corps au naturel et la nature. Nous ouvrons un nouvel espace entièrement dédié à cette activité. Envoyez-nous vos croquis et posez-nous vos questions, nous y répondrons dans le site.

À suivre…

Dessiner le corps âgé et rajeunir le regard

Bulletin du 3 juillet 2011

Rajeunir le regard

Le regard de l’humanité est vieux, immémoriablement vieux et empoussiéré. Malgré l’incessante volonté, en particulier des nouvelles générations, de jeter à la poubelle tout l’héritage de valeurs et idées préconçues de leurs parents, l’humanité ne cesse d’accumuler les conditionnements et réflexes de jugements, aussi subtils ou socialement acceptables puissent-ils être!

Comment rajeunir le regard? Comment le désencombrer de ce qui le conditionne?

Lire la réponse

 

Dessiner le corps marqué par le passage du temps

dessin-corps-age-200 Comment dessiner les reflets de l’âge sur le corps tout en rendant hommage à toute la plénitude de vie qui l’habite? Une démonstration de dessin réalisée avec un simple crayon à mine et de la poudre de graphite.

Pourquoi ne voit-on pas plus souvent d’œuvres représentant le corps marqué par l’âge? L’homme contemporain va célébrer la beauté d’un vieil arbre centenaire, mais il va cacher le corps vieillissant comme s’il s’agissait d’un motif de honte.

Lire la suite de l’article

Participation : Images sur l’anorexie

anorexie-1 Une nouvelle contribution sur le site Pour l’amour de la différence, cette fois-ci sur le thème de l’anorexie. Il nous est habituellement très difficile de voir des images d’extrême maigreur, peut-être parce que ces images évoquent les dimensions souffrantes du manque et de la mort. Par opposition, beaucoup de cultures ont associé la plénitude des rondeurs à la santé et à la beauté. Comment se fait-il que tant de jeunes femmes, dans nos pays bien nantis, se perçoivent systématiquement trop enveloppées, au point d’en arriver à décharner leur corps ?

Voir la contribution d’une participante

Mise au monde d’un dessin, messages pour le corps et premier portrait-passion

Bulletin du 19 juin

L’accouchement d’un dessin

Petite histoire d’un dessin, de ce qui l’a inspiré, et de sa mise au monde jusqu’à sa diffusion sous forme d’affiche.

enfantement-250 Comme précédemment mentionné, le processus « d’accouchement d’une œuvre » est très similaire dans ses étapes, et même ses ressentis, à celui de l’accouchement d’un bébé.

La similitude est évidente pour toute personne qui prend le temps d’écouter cette dimension en sa propre intériorité, peu importe le fait qu’elle ait elle-même vécu un accouchement ou non, et qu’elle soit un homme ou une femme.

Lire l’article

 

Images-Messages pour le corps

tristesse-mers-200 Un nouvel espace consacré au dessin du corps vient d’être créé. Cette fois-ci, c’est un espace de diffusion d’affiches-messages portant sur le corps, autant sur le corps de l’être humain que celui de l’ensemble des êtres vivants et de la planète. Les messages se présentent sous forme de petites affiches à imprimer en plein format (lettre ou A4). Chacun est invité à reproduire et à diffuser librement les affiches du site web “Messages pour le corps” pour autant que le contenu, textes et images, soit reproduit intégralement. Trois images-messages sur l’environnement et le corps sont déjà disponibles.

Visitez le site.

BuencaRmino, un premier portrait-passion

Cela faisait longtemps que nous voulions le faire, ouvrir une rubrique pour faire connaître des personnes ou des initiatives qui partagent activement leur passion du corps et du dessin. C’est fait, et le premier article présente le blog BuencaRmino, Écrire dessiner coacher jubiler VIVRE.

Quelques mots glanés sur le blog, auxquels l’équipe de Dessiner le corps ne peut qu’adhérer :

« Dessiner, c’est d’abord écouter avec les yeux. Se mettre à l’école de la bienveillance. Aimer. »

« La pratique régulière du dessin, même en l’absence de progrès notable, a pour effet de transformer le regard. »

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Lire l’article BuencaRmino,
la passion de vivre passe par le corps

Visiter le blog

Études de contraction et copie du corps d’un personnage de BD

Bulletin du 12 juin 2011

Apprendre à dessiner le corps en copiant des personnages de BD

copie-bd Une des meilleures manières d’apprendre à dessiner reste encore tout simplement de copier. C’est la manière la plus directe, la plus rapide et la plus fréquemment utilisée au travers des âges.

Ceci dit, est-ce qu’il est possible d’apprendre à dessiner le corps en copiant des bandes dessinées?

Lire la réponse dans l’article publié sur le sujet dans l’atelier Dessiner le corps. Nous vous proposons un exercice de copie de personnages de bande dessinée de Paul Cuvelier, le père de Corentin.

 

Trois études de dessin pour une scène d’accouchement

etude-contraction-200 Les « études » préliminaires à la réalisation d’un dessin, ces esquisses que l’artiste entreprend pour mieux étudier son sujet, constituent une merveilleuse façon d’approfondir le regard porté sur la vie.

Sur l’espace Dessiner au jour la jour, trois nouvelles études réalisées sur le thème des contractions, ces phases intenses de l’accouchement dans lesquelles tout le corps se mobilise pour préparer la mise au monde du nouveau-né.

Appel d’images sur le corps en scène

Nous recherchons des photos et de l’information sur les artistes utilisant le corps nu ou peu habillé sur scène, en danse, théâtre et performance. Ces photos serviront de modèles créer des œuvres-hommage aux artistes de la scène dans le nouvel espace consacré au dessin du corps en scène et en danse.

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Esquisse avec rehaut d’aquarelle inspirée d’une image trouvée sur le forum Naked on Stage

Tendresse, intimité et rondeurs

Bulletin du 5 mai 2011

Démonstration de dessin :
Une autre caresse de tendresse

etreinte-tendresse Un nouveau dessin de geste de tendresse entre un homme et une femme, toujours pour répondre à l’engagement de Dessiner le corps face à la demande de visiteurs du site (celle de voir plus de tendresse sur Internet)

Réalisation du dessin pas à pas et petite histoire de la séance de pose à l’origine de la création de cette image.

Et pour poursuivre, toujours sur le sujet de la représentation de la tendresse et l’intimité, un nouveau texte :

Le dessin de l’intimité

Cela fait longtemps que nous voulions aborder le sujet, c’est fait, voici un premier article qui survole le délicat sujet du dessin de l’intimité.

Plus le sujet dessiné se rapproche de l’intimité humaine, plus la réalisation du dessin devient délicate. Autant l’être humain a un besoin vital d’intimité, autant il y aspire de toutes sortes de façons, autant l’image même de l’intimité peut susciter en lui toutes sortes d’émotions contradictoires. Le dessinateur qui désire explorer cette thématique doit savoir qu’il rentre sur un terrain sensible, et potentiellement explosif, dès qu’il entend diffuser son dessin à un public élargi.

Lire l’article

Apprivoiser ses rondeurs

Dans l’espace-partage Pour l’amour de la différence, une participante vient de nous envoyer plusieurs dessins en hommage au « corps généreux » :

corps-genereux-face Je cherche à apprivoiser mes propres rondeurs. Avec ces dessins, je me suis lancée sans réfléchir et j’ai pris plaisir à souligner le ventre abondant et les chairs généreuses. J’ai ressenti un véritable plaisir à dessiner cette « sœur » et j’ai senti aussi une grande tendresse pour cette femme qui s’est offerte comme modèle et pour ce corps sensible et innocent.

Trois articles à voir : Corps généreux, Nu généreux de dos, et Dessin d’un modèle avec rondeurs

Visiter le site au : http://dessintraitdunion.net/different-e

Étude de mouvement, rendu du jeu de lumière et Drawing Day 2011

Bulletin du 29 mai 2011

Étude de mouvement – Déplacement d’un bébé au sol

mouvement-bebe0007 Notre tutoriel de la semaine sur l’Atelier en ligne de Dessiner le corps porte sur la façon unique qu’ont les jeunes enfants de se mouvoir au sol avant d’apprendre à marcher. Apprenez à dessiner mouvement décomposé en quatre étapes du fameux "pencher-tirer-glisser sur une jambe" dans lequel certains bébés excellent!

Voir le tutoriel

Le corps éclairé par une fenêtre – Rendu au graphite du clair obscur

nu-fenetre-flou Quelques trucs pour dessiner le jeu de lumière sur le corps avec un simple crayon à mine. Pour mieux visualiser l’effet global du jeu de lumière, apprenez à plisser vos paupières de façon à ce que l’image vous apparaisse plus sombre et floue, afin d’identifier les tonalités qui demandent à être assombries ou palies, puis continuez à les retravailler. Lire aussi une description du sens intérieur de l’image.

Visualiser la démonstration

Pour tous les amoureux du dessin, le Drawing Day 2011

Il ne reste plus que quelques jours pour participer à la journée mondiale du dessin 2011, le « 2011 World Drawing Day ». C’est le samedi 4 juin que cet évènement d’envergure internationale, qui en est à sa quatrième année, tentera d’atteindre son objectif de mise en ligne d’un million de dessins sur le web.

Il se pourrait bien que le Drawing Day 2011 atteigne ses objectifs, s’étant assuré de la collaboration de tous les grands réseaux sociaux et sites importants de création artistique en ligne tels Facebook, YouTube, DeviantArt, Artician, Flickr, et bien d’autres.

Le but est simple : le 4 juin, prenez le temps de vous arrêter et de dessiner, peu importe le médium et la technique, sans tenir compte de vos habiletés, et de mettre en ligne votre dessin. Les organisateurs croient que le monde a besoin de créativité et que de nombreuses vies seront touchées par le seul fait de prendre un crayon et de dessiner!

Lire tous les détails au http://drawingday.org

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Pourquoi dessiner, …si cela ne m’amène rien?

Bulletin du 21 mai 2011

La tête n’hésite pas à périodiquement se poser la question :

Qu’est-ce que cela me donne de dessiner?

De la reconnaissance? Du mérite? Une notoriété publique? De l’admiration? Ou mieux encore, de l’argent?

Puis, après évaluation (dans la plupart des cas défavorable), le mental enchaîne : pourquoi est-ce que je me mettrais à dessiner si cette activité ne m’apporte rien?

Lire la réponse dans la suite de cet article.

La tête penchée sur la pierre

joue-contre-pierre Une nouvelle démonstration de dessin sur le thème du corps et de la nature, mais un peu différente, dans le sens que celle-ci dégage une certaine intensité dramatique.

Le geste et l’expression pourraient avoir été pris dans une pièce de théâtre ou un film.

Comment rendre l’expression d’une forme d’angoisse existentielle au moyen d’un simple crayon à mine et quelques hachures? Voir l’article.

Pourriez-vous nous conseiller des sites
et ressources en ligne
pour apprendre à dessiner?

Pour répondre à cette question que nombre de personnes intéressées par la pratique du dessin se posent, l’équipe de Dessiner le corps a décidé de se mobiliser pour visiter les sites qui offrent du contenu gratuit sur le sujet.

logo trensparent Nous commencerons par le survol du site dessinerenligne.com, un espace web qui vous accueille en toute simplicité sous le soleil de la Provence et qui vous invite à sortir croquer quelques paysages sur le motif! En ligne depuis déjà plusieurs années, ce site offre une initiation aux règles de base du dessin.

Lire l’article sur dessinerenligne.com

N’hésitez pas à y joindre vos commentaires et vos propres suggestions!

Plus d’excuses pour ne pas apprendre à dessiner le corps!

Bulletin du 15 mai 2011

Il y a à peine une cinquantaine d’année, l’étudiant ou l’artiste qui avait de la difficulté à dessiner le corps pouvait toujours prétexter le manque de modèle ou de documentation accessible pour entreprendre son apprentissage.

Ces excuses pour ne pas apprendre à dessiner le corps ne sont plus valables aujourd’hui.

En plus du fait que les ouvrages de référence se sont multipliés depuis cette période, Internet a fait son apparition, rendant des milliers d’image du corps directement accessibles sur la toile planétaire. Il est possible d’en découvrir un certain nombre simplement en tapant différentes combinaisons de mots clés sur les moteurs de recherche.

Nous ferons un effort particulier durant les prochains mois pour vous référer divers sites. Certains d’entre eux pourront vous être utiles pour mieux comprendre le corps et apprécier son étonnante diversité, alors que d’autres offrent des images utilisables à titre de référence ou de modèle pour la réalisation de vos dessins.

De votre coté, si vous avez des sites à suggérer, il nous ferait plaisir de les référer. Envoyez-nous les liens! Vos commentaires sont également appréciés!

Dessiner en s’inspirant d’une image trouvée sur le web

La relation privilégiée entre l’enfant et la mère lors de l’allaitement est indéniablement un des plus beaux sujets à dessiner!

allaitement-dessin-2 L’image qui a servi de modèle pour le présent dessin a été trouvée sur le site web The Shape of a Mother (La forme d’une mère). C’est un site à visiter, pour toute personne sensible à la dimension humaine entourant la maternité ainsi qu’aux changements corporels amenés par la grossesse et l’allaitement! (suivre le lien dans l’article)

Notre article, publié sur l’atelier en ligne Dessiner le corps, se penche plus particulièrement sur les aspects techniques d’adaptation et de recadrage, sur la composition ainsi que sur l’utilisation d’une grille de construction. Voir la démonstration.

Dessiner d’après modèle
ou d’imagination?

La « grande question » est lancée! Certains ne vivent que pour le dessin d’observation, s’inspirant d’un modèle, et d’autre ne jurent que par le dessin d’imagination, puisant à leurs propres facultés pour recréer l’image de la vie. Un article présentant un survol des deux approches, et la façon de les combiner dans certaines pratiques artistiques. Lire l’article sur ce site.

Un bouquet de fraîcheur
pour célébrer le printemps!

C’est fait Georges Guillot, notre artiste-vedette de la nouvelle galerie des invités et visiteurs a ouvert son propre espace de diffusion de ses œuvres!

Fleurs0008Allez le visiter, son blog s’appelle Illustralyon – aquarelles de Lyon par Georges Guillot et vous le trouverez à l’adresse http://illustralyon.blogspot.com
Pour découvrir le charme du patrimoine français vu au travers des yeux d’un ébéniste-aquarelliste de 79 ans!

Du coté de notre galerie, Monsieur Guillot nous partage de ravissantes petites aquarelles inspirées des fleurs de son jardin! Prenez une bouffée d’air frais!

Exposez dans notre galerie!

N’oubliez pas, la galerie des invités et visiteurs est ouverte à toute personne qui voudrait exposer ses dessins ou aquarelles réalisés en s’inspirant du corps humain ou de la nature, pour autant que le regard porté sur le sujet soit tendre et aimant! Si vous voulez exposer quelques unes de vos œuvres, contactez-nous!

Notes d’ateliers et lancement de l’espace sur le corps différent

Bulletin du 5 mai 2011

Nouvelle présentation : Les notes d’atelier

Toujours dans l’esprit de partage du processus de dessin, les « notes d’atelier » offrent une nouvelle façon de présenter les démonstrations étape par étape.

promo-sortir-eau-200 La différence avec les autres démonstrations publiées par Dessiner le corps, c’est que les commentaires sont intégrés dans chaque image, sous forme de notes inscrites à même le dessin. Moins de texte, des explications plus concises, un survol plus rapide des différentes étapes.

C’est un essai, dites-nous ce que vous en pensez! Préférez-vous les démonstrations avec des explications plus détaillées, ou la formule des suites de dessin annotées?

Lire plus de détails sur la formule des « Notes d’atelier » Quel apprenti-dessinateur n’a pas rêvé d’avoir accès aux « notes d’atelier » de quelques maîtres?

Voir la première démonstration des notes d’atelier sur le thème de la sortie de l’eau.

Cette démonstration de dessin a aussi fait l’objet d’un autre article :

Sortir de l’eau – Notes du parcours intérieur

La même formule de suite de dessins annotés à aussi été explorée dans une approche moins technique et plus personnelle partageant cette fois-ci le parcours intérieur de la personne qui dessine. Lire l’article.

Lancement du nouvel espace de partage

Pour l’amour de la différence

Nous vous l’avions annoncé dans les derniers bulletins, c’est fait, Pour l’amour de la différence est en ligne! Cela faisait longtemps que nous voulions lancer ce site entièrement dédié au « corps différent ».

corps-different Il s’agit d’un « espace-partage », en ce sens que ce nouveau site dépend de votre participation. Nous vous invitons à partager vos dessins de corps hors-norme, en hommage à la diversité corporelle de l’humanité. Faîtes-nous parvenir le scan ou une simple photo de votre dessin avec votre commentaire au :
dessinerlecorps@dessintraitdunion.net

Nous avons déjà reçu quelques dessins que vous pouvez voir à l’adresse du nouveau site, au

http://dessintraitdunion.net/different-e/

À propos du dessin du corps et de la différence, voir aussi la nouvelle démonstration de dessin pas à pas intitulée Couchée sur le sable, à flanc de dune

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Galerie des visiteurs et invités

cote-des-flibustiers Du coté de la galerie des visiteurs et invités, Georges Guillot nous revient avec quelques souvenirs de Bretagne croqués sur le vif il y a une trentaine d’années, avec toute la magie et la fraicheur de l’aquarelle.

Le secret pour dessiner la vie

Le secret ultime se ramène toujours à une question de « présence » : Soyez pleinement là, en face du modèle ou de l’œuvre, non pas dans vos idées, rêves ou attentes, mais tout simplement en état de disponibilité de cœur et d’esprit.

Ce qui anime la démarche artistique de l’intérieur se ramène à un acte d’amour. Or il est impossible d’aimer sans être présent. Qui veut d’une amante ou d’un amant non présent, perdu dans ses pensées, principes ou rêves?

Lorsqu’en amour la personne qui vous fait face disparaît dans ses propres préoccupations, vous ne sous sentez pas vu! Il en va de même avec le modèle ou l’œuvre, il vous est impossible de réellement les voir si vous ne leur êtes pas présent, si votre vision est embuée par vos idées préconçues ou états émotifs.

Être présent, c’est voir, et voir c’est reconnaître.

Une fois que le sujet ou modèle est pleinement vu, reconnu et entendu, il devient possible de plonger librement dans la réalisation du dessin. Comme des comédiens qui n’ont plus qu’à habiter le personnage, ayant reçu et déjà profondément « compris » le scénario de la scène qu’ils ont à interpréter.

Tel que mentionné en ces pages, les artistes visuels sont un peu des « comédiens du dedans » (lire à ce sujet l’article Accepter de se mouiller, d’être partie prenante). Tout comme les acteurs ou actrices, ils incarnent le personnage représenté, sauf qu’ils le font dans un mode beaucoup plus intériorisé et apparemment moins démonstratif.

Dans ce processus d’incarnation d’une scène, d’un visage ou d’un corps, la personne qui tient le crayon s’appuie à la fois sur le reflet extérieur, l’image qui est renvoyée par le miroir du monde, et sur la rencontre intime avec l’être reflété, découvert cette fois-ci à l’intérieur de lui-même.

Et c’est là une des clés pour tout artiste ou artisan sur ce chemin de l’intériorité : la conviction absolue que l’être que l’on croit n’exister qu’en dehors de nous, est en fait déjà pleinement vivant à l’intérieur de nous.

Sans cette conviction, le comédien, romancier, ou artiste visuel est condamné à une incessante quête d’information supplémentaire pour alimenter un mimétisme voué à l’échec, n’arrivant jamais à engendrer un reflet satisfaisant de l’être représenté, l’ingrédient essentiel lui faisant défaut.

Peu importe le nom que l’on attribue à cet ingrédient essentiel : ce qui anime l’être par l’intérieur, sa présence, son âme ou son esprit. Sans cet ingrédient, la représentation de l’être est comme une coquille vide, une empreinte stérile, un fossile figé, un masque de plastique, une apparence dépossédée de sa vie.

Lire aussi à ce sujet Comment dessiner un être vivant.

 

Comment dessiner un être « vivant »

Dessiner un être vivant suit le même processus que la création de la vie. Pour engendrer un être vivant sur papier, cet être demande à être préalablement « accueilli » et reconnu en notre propre intériorité

La vie ne peut germer et fleurir sans avoir été accueillie. Sur le plan biologique, cet « accueil » de la vie débute par une planète « tendre », humide, qui reçoit en ses eaux les rayons du soleil.

Cette réception se réactualise lorsque la semence d’une espèce végétale est accueillie dans une terre perméable et fertile.

L’être humain, à son tour, ne peut s’élancer dans la vie sans avoir été au préalable accueilli dans les profondeurs matricielles d’une femme.

Il en est ainsi de l’engendrement d’un être vivant sur papier, lequel demande à être préalablement accueilli dans une âme tendre avant de pouvoir prendre vie sur papier.

Sans espace intérieur, sans la capacité de l’être humain d’accueillir la vie en son intériorité, et d’en reconnaître la présence vivante en dedans de lui-même, il ne pourrait même pas concevoir la possibilité de donner vie à cette présence au travers d’une œuvre.

Juste par sa capacité de nommer, une fleur, un animal ou tout autre être vivant, l’être humain a déjà reconnu l’existence de cette forme de vie en lui.

Ce processus d’accueil, de reconnaissance, de conception et d’accouchement sur papier est dans bien des cas relativement inconscient.

Lorsque qu’un petit enfant ou un adulte dessine une forme de vie, même machinalement quand ce dernier gribouille en parlant au téléphone, il accouche de ce qui a déjà été conçu et reconnu en lui.

Ce même processus, presque automatique et inhérent à la nature humaine, peut prendre de l’ampleur et devenir plus conscient au travers de la pratique artistique, à la condition de lui accorder un espace dédié.

Que veut dire un « espace dédié »?

Un espace dédié est un espace que l’on accorde consciemment à la forme de vie que l’on cherche à incarner.

Cet espace se mesure à la fois en termes d’espace physique et en termes de temps, offert autant intérieurement qu’extérieurement,

Un comédien, par exemple, peut consacrer des mois de présence presque obsessive au personnage qu’il cherche à incarner, à la fois en étudiant ses comportements extérieurs, et en même temps en le vivant de l’intérieur, comme s’il était lui-même dans la peau de celui-ci. Ce même personnage finit effectivement par prendre une grande place dans sa vie.

Certains peintres prennent tout autant de temps pour accoucher d’un simple portrait. Ils vont « porter » le visage de leur modèle avec eux dans l’ensemble de leurs activités, comme une femme enceinte porte son enfant en elle où qu’elle soit. Cet espace consacré à l’être représenté peut se signer sous diverses formes, par exemple en entretenant un cahier de croquis, en prenant le temps de faire des esquisses d’après modèle, ou en préparant soigneusement la surface d’une toile vierge qui lui destinée.

À l’inverse, le manque d’espace menace la vie, en commençant par toute forme de vie biologique. Aucun être vivant ne peut survivre s’il est confiné à un espace trop étroit pour le laisser croître. Appliqué au dessin, le manque d’espace limite à des actions de reproduction mécanique, compromettant la petite étincelle de vie qui fait la différence.

Pour revenir à l’essentiel de notre question, comment dessiner la vie?, la réponse au plus simple est : en lui accordant de l’espace!

Lire aussi à ce sujet Le secret pour dessiner la vie.

Parfait du premier coup!

Les débutants s’imaginent souvent que la maîtrise du dessin conduit à une telle virtuosité que l’œuvre est pondue d’un seul trait, offrant du premier coup un résultat complètement impeccable et achevée.

 

Il faut reconnaître qu’à notre époque de grande consommation et de suprématie des apparences, nous sommes avant tout exposés aux produits finis, bien ficelés et bien emballés, au design attrayant et irréprochable. Le consommateur moyen ignore généralement tout de ce qu’il a fallu de patience, de persévérance, d’essai-erreur, de reprise et de peaufinement avant d’en arriver au produit fini. Ce long et plus que souvent humble processus d’élaboration d’un produit ou d’une œuvre est relativement caché comparativement à l’omniprésence de la mise en valeur du produit fini (ne fût-ce que par la publicité qui l’entoure).

 

Juste pour jouer, imaginons une société qui partagerait et valoriserait avant tout le processus de création de l’œuvre, ne lui portant à peu près pas d’attention dans ses apparences de produit fini. Imaginons à quel point cette société, honorant avant tout le processus, faciliterait l’accès à la mise en œuvre de ce processus auprès d’un beaucoup plus grand nombre de personnes.

 

Au contraire, l’omniprésence de la machine et des systèmes automatiques tend à favoriser la recherche de résultat instantané. Le consommateur n’a souvent qu’à pousser sur un bouton ou à taper un mot clé pour obtenir un produit fini. Il n’aura dans la majeure partie des cas aucune conscience de la longueur du processus, ni des soins et de toute l’attention que la création de ce produit a requis, associant son engendrement au processus automatisé qui l’a rendu accessible.

 

Beaucoup de personnes désirent se retrouver du coté de la table de dessin, s’imaginant que les plaisirs de la consommation d’images seront décuplés s’ils se mettent eux-mêmes à en créer. La plupart de ces mêmes personnes déchantent lorsqu’ils expérimentent la réalité et les exigences du processus.

 

Un des premiers objectifs du site de Dessiner le corps est de partager plus en détail le parcours aventureux de la création d’un dessin ainsi que d’en faire apprécier toute la richesse du processus!

Se nourrir au sein du dessin

Il y a quelque chose que celle ou celui qui ne vit pas profondément l’acte du dessin ne pourra jamais comprendre ni même deviner.

Parce que le regard extérieur, à l’évocation de la pratique du dessin, se pose d’abord la question du pourquoi. Pourquoi est-ce que je dessinerais ? Qu’est-ce que le dessin va m’amener ?

Est-ce que je pourrais en retirer la satisfaction d’avoir développé une habileté particulière ? Ou encore mieux, vais-je m’attirer de l’attention et de l’admiration au moyen des œuvres que je produirais ? Puis-je en plus espérer en retirer un avantage pécunier, au moyen de la vente de ces œuvres ?

S’il est vrai que la pratique artistique peut éventuellement amener à l’un de ces objectifs, ou même aux trois, la profonde et paisible perpétuation de cette pratique n’est en aucune manière liée à ces apparentes motivations.

Oui, beaucoup d’aspirants au dessin abandonnent parce qu’ils se découragent faute de ne pouvoir rencontrer leurs attentes, et oui, certains continuent motivés par l’atteinte de leurs objectifs.

Qu’en est-il des autres ? Sous l’angle de la psychologie, l’analyse motivationnelle pourra révéler divers besoins compensatoires qui font qu’une personne continue à dessiner même si cette action semble être en elle-même complètement inutile, n’amenant aucun avantage mesurable. Besoin de créer un monde de rêves, nécessité d’exprimer des angoisses refoulées, recherche d’une beauté transcendante, une façon comme une autre de remplir un vide existentiel, etc…

Le regard extérieur demandera également : Quelle est la motivation de l’artiste qui dessine tel ou tel autre sujet ? Est-ce que le dessin se présente comme un substitut au fait de ne pouvoir accéder à tel ou autre dimension de la vie, comme une manière de s’approprier par le crayon ce dont on se sent dépossédé ? Est-ce qu’il se compare à toutes les autres façons de vivre par procuration dans les labyrinthes indéfinis des univers virtuels ?

Peut-être, pour certains.

Mais qu’en est-il des personnes qui semblent être nourris du simple fait de dessiner ce qui se présente à leur regard, sans aucun artifice, ni recherche de performance esthétique ou encore moins de quête d’expression ?

Ces personnes, avant tout contemplatives, œuvrent un peu comme des « comédiens du dedans », incarnant par le dessin les personnages et les scènes, non pas devant l’auditoire extérieur d’une scène publique, mais bien dans l’amphithéâtre de leur cœur, devant leur propre regard intériorisé.

Ce faisant, ils ne partent pas tant à la conquête d’une réalité extérieure leur faisant défaut, mais sont plutôt en reconnaissance de la richesse insoupçonnée qui se révèle dans leur propre intériorité par l’acte du dessin. Ces personnes sont littéralement nourries « au sein du dessin », comme le petit enfant l’est au sein de sa mère.

Ils sont beaucoup moins dépendants de l’obtention de quelque chose appartenant à la réalité extérieure, tel que les analyses motivationnelles pourraient le laisser croire à priori. Ils jouissent au contraire d’une forme de plénitude et d’une liberté intérieure qui favorise la créativité.

Ci-dessous, une série d’esquisses sur le sujet de l’enfant au sein.

Même si la séquence de dessins s’inspire directement de la réalité extérieure, le but de la série d’esquisses n’est pas tant de maîtriser l’apparence d’un sujet particulier que de reconnaître cette dimension à l’intérieur de soi-même. Il subsiste de tout temps, à l’intérieur de chacun d’entre-nous, un tout petit enfant encore au sein de sa mère. Dans certains cas nous l’avons complètement oublié, tellement nous nous sommes identifiés à notre apparence extérieure.

Si je m’extrais de la réalité de cet enfant au sein, ne la reconnaissant pas comme mienne, cette dimension me devient totalement étrangère, à tel point que je pourrais le cas échéant me sentir en manque de l’innocence et de la plénitude manifestée par cet enfant.

Si je reconnais cette réalité comme étant éternellement mienne, comme l’ensemble des réalités le sont à l’intérieur de toutes les personnes, de la même façon que la totalité des codes génétiques est inscrite en chaque cellule, je participe à la même plénitude que celle de cet enfant au sein.

Dans ce cas-ci, le fait de dessiner cette série d’esquisses a directement inspiré un dessin « intérieur » sur le thème du renouveau et du printemps.