Archives du mot-clé pratique

S’enrichir en créant de l’espace et du temps

Quelqu’un, à qui il était dit que la pratique du dessin est créatrice d’espace et de temps, s’exclama : « Nous sommes riches, nous allons faire fortune, tout le monde en manque! ».

Il référait au fait qu’à notre « époque de moins en moins d’espace et de temps », celui qui découvrirait une façon de produire de l’espace et du temps ferait rapidement fortune.

Si l’espace-temps créé par la pratique du dessin n’est pas extérieurement transférable ni monnayable, cette richesse n’en constitue pas moins un réel trésor, un peu à la façon de l’héritage « caché » dans le champ par le laboureur de la fable de Jean de la Fontaine *.

Un article pour nous inviter à découvrir les espace-temps insoupçonnés de la pratique du dessin.

Lire l’article : Créer de l’espace et du temps

 

Creuser un espace intérieur

 

dessin-creuser-4

Dans le même souffle, une autre démonstration de dessin pour apprivoiser cette pratique en guise de porte vers une dimension d’intériorité.

« Creuser un espace intérieur », c’est creuser un forme de grotte-refuge, à l’écart des bruits du monde extérieur et dans laquelle nous pourrons accueillir pleinement le sujet dessiné dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, sans être assujetti au regard mondain. »

Voir la démonstration

 

*Pour les personnes qui ne connaissent pas la fable du laboureur, la voici :

Le laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine:
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa morte prochaine
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins
"Gardez-vous", leur dit-il, "de vendre l’héritage.
que nous ont laissé nos parents:
Un trésor est caché dedans.
je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver; vous en viendrez à bout
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août:
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
deçà, delà, partout: si bien, qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
que le travail est un trésor.

Dessiner, “en corps” et toujours

Nous reprenons le fil des articles sur la pratique du dessin du corps sur l’espace Au jour le jour

Dessiner un détail du corps

corps-nature-3-hachures

Il semble toujours y avoir plus urgent et plus important à faire que dessiner. Et pourtant,… un petit cinq ou dix minutes de temps en temps, sur le bord d’une table, une simple feuille de papier avec un crayon à mine, quelques traits de crayon pour apprivoiser un détail du corps… »

Accueillir les changements du corps
en dessinant

2-femme-assise

Sur le site en hommage au corps « différent », une nouvelle contribution d’Iris avec un médium inusité des pigments dilués à l’huile de coco! C’est le besoin d’accepter les changements de son propre corps qui l’a incité à travailler cette série d’images :

“Je constate que mon regard de dessinatrice est tellement plus ouvert et aimant et amoureux du corps humain dans tous ses états que le regard que je pose sur mon propre corps.”

Lire l’article

Sur Oser poser nu-e

Nous continuons à contribuer à ce nouvel espace consacré à l’apprivoisement du corps au travers de la pose nue. Plusieurs nouveaux articles y approfondissent différentes questions reliées à l’image du corps. Pour notre part, nous avons publié deux témoignages tirés du recueil numérique en préparation : « Nus, devant le corps nu » :

La pose pour le portrait nu – Témoignage et conseils

ainsi que : Oser dévoiler ses rondeurs, lequel a suscité plusieurs commentaires inspirés!

Dessiner le corps âgé et rajeunir le regard

Bulletin du 3 juillet 2011

Rajeunir le regard

Le regard de l’humanité est vieux, immémoriablement vieux et empoussiéré. Malgré l’incessante volonté, en particulier des nouvelles générations, de jeter à la poubelle tout l’héritage de valeurs et idées préconçues de leurs parents, l’humanité ne cesse d’accumuler les conditionnements et réflexes de jugements, aussi subtils ou socialement acceptables puissent-ils être!

Comment rajeunir le regard? Comment le désencombrer de ce qui le conditionne?

Lire la réponse

 

Dessiner le corps marqué par le passage du temps

dessin-corps-age-200 Comment dessiner les reflets de l’âge sur le corps tout en rendant hommage à toute la plénitude de vie qui l’habite? Une démonstration de dessin réalisée avec un simple crayon à mine et de la poudre de graphite.

Pourquoi ne voit-on pas plus souvent d’œuvres représentant le corps marqué par l’âge? L’homme contemporain va célébrer la beauté d’un vieil arbre centenaire, mais il va cacher le corps vieillissant comme s’il s’agissait d’un motif de honte.

Lire la suite de l’article

Participation : Images sur l’anorexie

anorexie-1 Une nouvelle contribution sur le site Pour l’amour de la différence, cette fois-ci sur le thème de l’anorexie. Il nous est habituellement très difficile de voir des images d’extrême maigreur, peut-être parce que ces images évoquent les dimensions souffrantes du manque et de la mort. Par opposition, beaucoup de cultures ont associé la plénitude des rondeurs à la santé et à la beauté. Comment se fait-il que tant de jeunes femmes, dans nos pays bien nantis, se perçoivent systématiquement trop enveloppées, au point d’en arriver à décharner leur corps ?

Voir la contribution d’une participante

Connaître pour aimer, ou aimer pour connaître ?

Peut-on véritablement prétendre aimer quelqu’un si on ne le connaît pas ?  Si c’est le cas, on « aime » nécessairement plus l’idée que l’on s’en fait que la personne elle-même !

D’autre part, peut-on véritablement prétendre connaître quelque chose, un être vivant ou même un objet,  si on ne l’a pas au préalable aimé d’une façon ou d’une autre ?

Est-ce que c’est la connaissance qui précède l’amour, ou c’est l’amour qui vient avant ?

Ils sont tout probablement indissociablement liés : pas de véritable amour sans connaissance, sans embrasser toutes les dimensions de l’être connu, et pas de vraie et profonde connaissance sans amour.

En fait, tout dépend de ce que l’on appelle « aimer ». Si aimer quelqu’un, c’est d’en faire celui ou celle qui devra dorénavant pourvoir à tous nos besoins, si aimer c’est admirer en l’autre celui ou celle que l’on se blâme de n’avoir jamais été, si aimer c’est de vouloir s’approprier d’une façon ou d’une autre celui ou celle qui se trouve devant nous, il y a peu de chances que nous parvenions à vraiment connaître la personne « aimée ». Ou même à réellement aimer la personne que l’on prétend connaître.

Aimer, dans ce cas-ci, ne veut pas dire préférer pour telle ou telle autre raison, dans le sens de j’aime cette personne parce qu’elle est originale ou qu’elle correspond à mon idéal, ou j’aime tel arbre parce qu’il est majestueux est beau (alors que je n’aime pas l’autre qui est rabougri).

Aimer dans ce cas-ci, c’est le pari d’une rencontre signifiante sans idée préconçue. Seuls les tout-petits enfants excellent en la matière quand ils vous tendent les bras, à vous l’étranger, montent sur vous et vous plantent leurs yeux dans le fond des vôtres.

Cet enfant, à cet instant précis, ne voit que vous, ne voit que l’être qui est devant lui. L’espace-temps qu’il vous consacre n’existe que pour cette rencontre à laquelle il accorde toute son attention.

Pas étonnant que l’enfant demande en retour la même qualité d’attention, et qu’il est si souvent déçu du manque de véritable disponibilité des « grandes personnes », celles-ci ayant plus souvent qu’autrement la tête dans le nuage de leurs pensées, préoccupations et idées préconçues.

Le dessin attentif, concentré et fervent, est de la même nature que cette rencontre amoureuse et « exclusive » que vivent les petits enfants.

Ce dessin n’est pas un hobby pour se changer les idées, ni un passe-temps pour se désennuyer, encore moins une activité pour se mériter de l’estime et de l’admiration, une thérapie pour aller mieux ou une démarche pour gagner des sous. Pas plus que l’amour se voudrait un hobby, un passe-temps, une activité méritoire, une thérapie ou une démarche lucrative !

Le dessin le plus vivant n’a d’autre raison d’être que de dessiner l’être rencontré, comme l’amour le plus profond n’a d’autre raison d’être que d’aimer l’être rencontré.

Les deux ne peuvent être que pratiqués (la théorie étant totalement ineffective), les deux ne pouvant être entretenus que par le maintien de la pratique (Comment puis-je prétendre continuer à aimer un enfant si en pratique je lui refuse l’attention d’une rencontre en toute disponibilité ?)

Pour maintenir la pratique du dessin, s’y tenir à deux mains, une seule ne suffit pas !

La main droite pour la découverte et la connaissance, la main gauche (la main du cœur)  pour l’accueil et l’amour !

Explorer, …accueillir et aimer ce que l’on a exploré

Découvrir, …accueillir et aimer ce que l’on a découvert

Étudier, …accueillir et aimer ce que l’on a étudié

Approfondir, …accueillir et aimer ce que l’on a approfondi

Reconnaître, …accueillir et aimer ce que l’on a reconnu

Ainsi, en dessin, connaissance et amour vont ensemble main dans la main, un pas devant l’autre !

Connaître pour aimer, ou aimer pour connaître ?

Approche du dessin, étude du dessin, amour dessin, dessiner avec amour, aimer, dessin, pratique, connaissance

Peut-on véritablement prétendre aimer quelqu’un si on ne le connaît pas ?  Si c’est le cas, on « aime » nécessairement plus l’idée que l’on s’en fait que la personne elle-même !

D’autre part, peut-on véritablement prétendre connaître quelque chose, un être vivant ou même un objet,  si on ne l’a pas au préalable aimé d’une façon ou d’une autre ?

Est-ce que c’est la connaissance qui précède l’amour, ou c’est l’amour qui vient avant ?

Ils sont tout probablement indissociablement liés : pas de véritable amour sans connaissance, sans embrasser toutes les dimensions de l’être connu, et pas de vraie et profonde connaissance sans amour.

En fait, tout dépend de ce que l’on appelle « aimer ». Si aimer quelqu’un, c’est d’en faire celui ou celle qui devra dorénavant pourvoir à tous nos besoins, si aimer c’est admirer en l’autre celui ou celle que l’on se blâme de n’avoir jamais été, si aimer c’est de vouloir s’approprier d’une façon ou d’une autre celui ou celle qui se trouve devant nous, il y a peu de chances que nous parvenions à vraiment connaître la personne « aimée ». Ou même à réellement aimer la personne que l’on prétend connaître.

Aimer, dans ce cas-ci, ne veut pas dire préférer pour telle ou telle autre raison, dans le sens de j’aime cette personne parce qu’elle est originale ou qu’elle correspond à mon idéal, ou j’aime tel arbre parce qu’il est majestueux est beau (alors que je n’aime pas l’autre qui est rabougri).

Aimer dans ce cas-ci, c’est le pari d’une rencontre signifiante sans idée préconçue. Seuls les tout-petits enfants excellent en la matière quand ils vous tendent les bras, à vous l’étranger, montent sur vous et vous plantent leurs yeux dans le fond des vôtres.

Cet enfant, à cet instant précis, ne voit que vous, ne voit que l’être qui est devant lui. L’espace-temps qu’il vous consacre n’existe que pour cette rencontre à laquelle il accorde toute son attention.

Pas étonnant que l’enfant demande en retour la même qualité d’attention, et qu’il est si souvent déçu du manque de véritable disponibilité des « grandes personnes », celles-ci ayant plus souvent qu’autrement la tête dans le nuage de leurs pensées, préoccupations et idées préconçues.

Le dessin attentif, concentré et fervent, est de la même nature que cette rencontre amoureuse et « exclusive » que vivent les petits enfants.

Ce dessin n’est pas un hobby pour se changer les idées, ni un passe-temps pour se désennuyer, encore moins une activité pour se mériter de l’estime et de l’admiration, une thérapie pour aller mieux ou une démarche pour gagner des sous. Pas plus que l’amour se voudrait un hobby, un passe-temps, une activité méritoire, une thérapie ou une démarche lucrative !

Le dessin le plus vivant n’a d’autre raison d’être que de dessiner l’être rencontré, comme l’amour le plus profond n’a d’autre raison d’être que d’aimer l’être rencontré.

Les deux ne peuvent être que pratiqués (la théorie étant totalement ineffective), les deux ne pouvant être entretenus que par le maintien de la pratique (Comment puis-je prétendre continuer à aimer un enfant si en pratique je lui refuse l’attention d’une rencontre en toute disponibilité ?)

Pour maintenir la pratique du dessin, s’y tenir à deux mains, une seule ne suffit pas !

La main droite pour la découverte et la connaissance, la main gauche (la main du cœur)  pour l’accueil et l’amour !

Explorer, …accueillir et aimer ce que l’on a exploré

Découvrir, …accueillir et aimer ce que l’on a découvert

Étudier, …accueillir et aimer ce que l’on a étudié

Approfondir, …accueillir et aimer ce que l’on a approfondi

Reconnaître, …accueillir et aimer ce que l’on a reconnu

Ainsi, en dessin, connaissance et amour vont ensemble main dans la main, un pas devant l’autre !